Solidaire de Nafissatou Diallo (Sofitel Manhattan) maj 25/05/11

Publié le par Mae Bat

SOLIDARITE. 
"Il n'y a pas mort d'homme" Jack Lang 

Il y a des solidarités qui n'ont pas besoin d'expertises, de décisions de Justice pour s'affirmer, ici avec une femme de ménage noire immigrée aux Etats-Unis dont nous devinons la fragilité avant même le crime dont elle fut victime.

Il y a des crimes de notable, de natures diverses, qui ici en France conduisent leurs auteurs à prétendre toujours s'exonérer de la morale ou de la loi commune, philosophie dont BHL s'est fait le héraut, Woerth le praticien  et qui fut la nourriture "morale" de nos médias au cours d'une trop longue semaine.

Ainsi à travers les "faits divers" s'expriment aussi des solidarités de classe sociale, pouvait il en être autrement au regard du crime reproché au Directeur du FMI, représentant ici du social-libéralisme ? Sans doute pas, mais aussi était il inconcevable de garder le silence.

Car c'est à notre honneur aussi que l'affront était fait. Il ne suffisait pas à Monsieur Wauquiez de vouloir rétablir le servage, les amis de Monsieur Strauss Kahn, avec celui-ci, voulaient encore défendre le droit d'abuser de nos corps. La victime, vous même chère Nafissatou, étiez présumée coupable.

Pendant une longue semaine les médias français se seront comporté comme au commissariat de police l'on recoit la victime d'un viol, guère plus d'intelligence, dans une fonction analogue, défendre l'ordre social et ses représentants.

Chère Nafissatou notre solidarité vous êtes acquise, aujourd'hui et pour les mois d'épreuves qui s'annoncent. MB.

 

 

>Comité de soutien : lire nos propositions

 

Citons un film documentaire qui fait connaitre la lutte et la condition des femmes de ménage dans l'Hotellerie, ici encore le groupe ACCOR et ses sous-traitants.

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"Le 7 mars 2002, une trentaine de femmes de chambre, en grande majorité Africaines, employées par la société Arcade et travaillant dans quatre hôtels parisiens du groupe Accor, se mettent en grève. Elles demandent de meilleures conditions de travail et des salaires plus élevés, et plus réguliers. En effet, comme a pu le souligner Isabelle Puech, les salaires et les emplois du temps de ces femmes fluctuent en fonction de l’occupation des hôtels. Toutes employées à temps partiel, elles ne sont pas payées au nombre d’heures effectuées, mais au nombre de chambres nettoyées. Quatre chambres équivalent, lorsque la grève se déclenche, à une heure de travail. Ainsi, expliquent-elles à la réalisatrice, « Il faut faire vite pour gagner des heures ». Salariées de la sous-traitance, elles décident, soutenues par un comité de soutien et des militants syndicaux, de cibler une partie de leurs actions vers Accor, leur donneur d’ordre, et non uniquement vers leur employeur direct. Elles investissent ainsi les halls d’hôtels, distribuent des tracts, occupent les espaces de réception. Durant près d’un an, elles font grève et multiplient les actions d’occupation dans les hôtels, et dans les bureaux de leur employeur."

 

Anne Bory - Liens Socio (extrait)

 

mise à jour,  25/05/2011  06:00 

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