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Camps de Travail

Le gouvernement hongrois veut remettre les allocataires de prestations sociales au travail. Des policiers pourraient surveiller ces salariés regroupés dans des camps et affectés à de gros projets d’infrastructure. Principale cible de ce programme : les Roms dont le taux de chômage avoisine les 50 %.

 Si le projet [de Laurent Wauquiez, Ministre aux Affaires Européennes] est pour le moment resté dans les cartons, ces idées semblent avoir trouvé un certain écho en Hongrie où une nouvelle loi devrait entrer en vigueur à partir du 1er septembre prochain. Les bénéficiaires d’aides sociales se verront alors proposer des tâches d’intérêt général sur de gros chantiers de travaux publics, tel la construction d’un stade de football à Debrecen (à l'Est du pays), le nettoyage des rues mais aussi l’entretien des parcs et des forêts. Et ceux qui refuseront seront privés de leurs allocations… Ce projet de travail obligatoire qui figurait dans le programme du parti Jobbik (extrème droite) a été repris par la droite nationaliste. Pire encore: le plan présenté par le gouvernement prévoit la construction de centres de logements collectifs, pouvant être dans certains cas des containers aménagés pour les personnes dont le lieu de résidence serait trop éloigné des chantiers.

"Et pour surveiller ces camps, Viktor Orban, le premier ministre hongrois, a eu une très bonne idée : des policiers fraîchement partis à la retraite pourraient assurer la sécurité…" 

[Source Myeurope - 13 Juillet 2011]

 

L'Indépendance de la Police. 

Deux syndicats d'avocats et de magistrats s'indignent vendredi de la décision de la préfecture de la Gironde d'expulser deux étrangers en séjour irrégulier alors qu'ils étaient convoqués devant un juge, une décision qu'a justifiée le préfet en invoquant la nouvelle loi sur l'immigration.
"Rien n'interdit à la préfecture de procéder à l'éloignement avant la présentation à un juge, mais ce qui est scandaleux c'est que le juge s'était saisi pour mettre fin à une illégalité : celle du placement en garde à vue pour simple séjour irrégulier", a estimé auprès de l'AFP le secrétaire général du syndicat de la magistrature, Matthieu Bonduelle.

Le syndicat des avocats de France et le syndicat de la magistrature, auxquels s'est jointe la Cimade, ont dénoncé dans un communiqué conjoint le placement en garde à vue, le 9 août, de deux Soudanais pour un simple séjour irrégulier, "une décision contraire à un arrêt de la cour de justice européenne confirmé par la cour d'appel de Bordeaux", selon M. Bonduelle.
"Dès le 10 août, le juge des libertés et de la détention adresse les convocations à l'audience du lendemain, à 14 heures, mais, au petit matin du 11 août, la préfecture, sans avertir leur avocat, sans attendre l'audience, choisit de mobiliser un véhicule et du personnel de police pour les reconduire à la frontière italienne", dénonce le communiqué.
"La préfecture de Gironde a volontairement contourné le recours au juge", s'est insurgé l'avocat qui voit dans cette attitude "une stratégie et non un dysfonctionnement" comme la préfecture l'avait reconnu le 5 août à propos d'un ressortissant indien maintenu en rétention, puis expulsé, alors qu'un magistrat venait d'ordonner sa mise en liberté. .." Le Parisien 12 Aout 2011

Le Chili part en grève nationale avec les étudiants les mercredi 24 et jeudi 25 août 
Le position du président du Chili, Sebastián Piñera, est extrêmement compliquée, car il a déclenché le plus grand mouvement étudiant d'Amérique latine depuis la fin des dictatures. Une toute récente enquête montre que 60% des sondés appuient les gigantesques manifestations étudiantes où les jeunes communistes prennent une part active.. 65% condamne l'action du gouvernement dans le maintien de l'ordre public au cours des derniers mois. 
Les sondés estiment que les manifestations et grèves déclenchées par les responsables sont «nécessaires» (39%) ou «très nécessaire» (21%). Sur un autre plan, l'étude a mesuré le degré d'adhésion à la gestion du gouvernement de Sebastián Piñera. Seulement 36% des personnes interrogées l' approuvent, contre 48% qui sont de l'avis opposé. 
En attendant Camila Vallejos, président de la Fédération étudiante de l'Université du Chili (FECh), a été catégorique lors de l'analyse du dialogue des étudiants avec le gouvernement: 
"Le président (Piñera) a dit d'une part qu'il ne veut pas financer les plus riches étudiants et d'autre part que la gratuité des études est insoutenable. Quant à nous, nous disons simplement que ce sont les riches qui doivent payer, mais à travers une réforme fiscale . Cela signifie que les grandes entreprises doivent payer l'enseignement", a-t-il dit. 
Les chefs des principaux partis d'opposition - comme le PS et le PC - ont réitéré leur soutien à la grève nationale chilienne de mercredi 24 et jeudi 25 prochains, convoquée par la Centrale unitaire des Travailleurs unis. 
Le gouvernement est absolument opposés aux intérêts des travailleurs. 
Le président de la CUT, Arturo Martinez, a justifié la grève en argumentant que les travailleurs ne sont pas entendus par le gouvernement actuel et que ce ne sont pas eux qui font du tort au Chili. 
Il a ajouté que les hauts chiffres de la croissance économique que le pays diffuse ne sont pas compatibles avec la vie précaires des travailleurs. 
 

"Au moins 36 personnes ont été blessées et 348 arrêtées mercredi au Chili lors de heurts au premier jour d’une grève nationale de 48 heures partiellement suivie, symptôme d’une contestation sociale soutenue, dans le sillage de trois mois de protestations étudiantes.

Une grande manifestation jeudi devait ponctuer la double journée d’action à l’appel de plusieurs syndicats dont la CUT, première centrale du pays (10% des actifs), pour réclamer une meilleure répartition des fruits de la croissance au travers d’une série de mesures sur l’impôt, le code du travail et l’éducation.

Le gouvernement a qualifié la grève d'"échec", notant que les transports ont fonctionné quasi-normalement à travers le pays, à l'image de Santiago, au flux inférieur de 27% seulement à la normale. A Santiago, des administrations sont restées fermées, de même que plusieurs commerces, et des bureaux du centre étaient désertés tôt dans l’après-midi, les entreprises permettant aux employés d’anticiper les problèmes de transport a constaté l’AFP. Mais la capitale n’évoquait pas une ville paralysée.

Les autorités ont estimé la participation à la grève à 14% dans la fonction publique. Un syndicat de fonctionnaires, ANEF, a évoqué 80% de participation.

« En plus de ne pas savoir gouverner, il ne savent pas compter », a lancé le président de l’ANEF, Raul de la Puente.

Pour le gouvernement de droite de Sebastian Pinera, qui affronte sa pire épreuve sociale en 17 mois au pouvoir, la grève était « opportuniste » et cherchait à capitaliser la contestation étudiante, populaire, qui a draîné des manifestations d’une ampleur sans précédent au Chili depuis 20 ans.

Pour maints analystes, le malaise chilien est partagé bien au-delà des étudiants: « c’est la crise d’un modèle qui, dans l’éducation, a généré de nombreuses inégalités, et dans le domaine social se traduit par une faible protection des travailleurs », analyse le sociologue Manuel Antonio Garreton." SITT-IWW Montréal (extrait)