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Valeurs républicaines ou anti-capitalisme, l'affaire Engelmann (maj 09.04.11).

Publié le par Mae Bat

Syndicalisme. 

La lutte contre l'exploitation capitaliste ferait elle bon ménage avec la réaffirmation des principes libéraux d'ouverture des frontières ? C'est en tout cas l'une des affirmations de l'Intersyndicale au coeur de l'affaire Engelmann.

 En quoi la lutte contre les discriminations dépend de l'acceptation de l'ouverture du marché du travail, ou de la disparition du statut de fonctionnaire, de salarié des entreprises publics ? C'est à dire de l'abandon de la "préférence nationale" ? - à l'évidence en rien, les plus actifs dans ces luttes sont les mieux "protégés" (RESF).

Le pire des désordres nous semble, au contraire,  avoir toujours résulté de la concurrence sauvage, y compris entre les hommes. 

Peut être aussi l'occasion était trop belle pour Bernard Thibault et ses amis d'inscrire dans le marbre de la "constitution" confédérale quelques uns des principes européistes rejettés en 2005, le FN aura ainsi été un bien curieux "cheval de Troie". 

Sur le fond de l'affaire Engelmann, on comprend bien que ce ne sont pas les statuts qui protègent les syndicats d'adhésions contre nature (FN, UMP ou pourquoi pas du PS pourvoyeur au Fmi ou à l'Omc, ..) mais les luttes ou plutôt la référence à ces principes dans la conduite des luttes.

Car bien evidement personne ne prend au sérieux Bernard Thibault et Jean-claude Mailly quand ils agitent le chiffon rouge de la Charte d'Amiens, de la lutte contre l'exploitation capitaliste.

La vertu républicaine de leurs discours tient, à ce qu'ils sont admis depuis longtemps parmi les exercices de réthorique que l'on déclame sous les préaux d'école.   

nb . l'affaire Engelmann nous permet de vérifier sur une petite échelle tous les méfaits de "l'anti-fascisme".

maj 9 Avril 2010.

 

Suite aux déclarations du Ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, souhaitant restreindre l'immigration légale de travailleurs, un certain nombre de réactions sont venues confirmer ce que nous pressentions du rôle réactionnaire de ces politiques. D'entendre à un JT, Sylvie Pierre-Brossolette du "Point", s'indigner que l'on puisse espérer former à un mêtier quelconque les 150 000 jeunes sortis sans qualification du système scolaire ou encore Laurence Parisot du Medef et le Ministre de l'économie, Christine Lagarde, ces trois dames condamnant les déclarations de Guéant, on aura compris que "l'immigration choisie" sert d'autres intérêts que ceux de l'anti-racisme ou de la lutte contre la xénophobie.

Si nous condamnons ici les propos de Guéant, ou précedement de Besson et d'Hortefeux, c'est que précisement le renforcement des contrôles administratifs et policiers se feront au détriment de l'unité des luttes ouvrières sans pour autant rêgler en rien les problèmes du chômage, des qualifications et de la formation des jeunes, ni remettre en cause les politiques de ghettoisation des quartiers populaires.

 

Concours aux emplois de fonctionnaires
 Condition de nationalité :

Vous devez être ressortissant d’un État membre de l’Union européenne ou d’un État partie à l’accord sur l’Espace économique européen.
 
Les ressortissants helvétiques bénéficient depuis le 1er juin 2002 des mêmes droits que les ressortissants communautaires et de l’Espace économique européen. Mais un certain nombre d’emplois auxquels conduisent les concours sont réservés aux seuls ressortissants français. Ces emplois sont ceux qui présentent des prérogatives de puissance publique.
 
A l’inverse, les emplois de chercheurs des établissements de recherche, les emplois de professeurs de l’enseignement supérieur et les emplois de médecins des établissements hospitaliers sont ouverts aux ressortissants de toutes nationalités.
 
« Le Congrès confédéral d'Amiens confirme l'article 2, constitutif de la CGT :
« La CGT groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat ».
Le Congrès considère que cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique les travailleurs en révolte contre toutes les formes d'exploitation et d'oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe ouvrière. Le Congrès précise, par les points suivants, cette affirmation théorique : dans l'œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l'accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d'améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l'augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n'est qu'un côté de l'œuvre du syndicalisme : d'une part il prépare l'émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l'expropriation capitaliste, et d'autre part, il préconise comme moyen d'action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd'hui groupement de résistance, sera, dans l'avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale.
Le Congrès déclare que cette double besogne, quotidienne et d'avenir, découle de la situation des salariés qui pèse sur la classe ouvrière et qui fait, à tous les travailleurs, quelles que soient leurs opinions ou leurs tendances politiques ou philosophiques, un devoir d'appartenir au groupement essentiel qu'est le syndicat.
Comme conséquence, en ce qui concerne les individus, le Congrès affirme l'entière liberté pour le syndiqué, de participer, en dehors du groupement corporatif, à telles formes de lutte correspondant à sa conception philosophique ou politique, se bornant à lui demander, en réciprocité, de ne pas introduire dans le syndicat les opinions qu'il professe au dehors. En ce qui concerne les organisations, le Congrès déclare qu'afin que le syndicalisme atteigne son maximum d'effet, l'action économique doit s'exercer directement contre le patronat, les organisations confédérées n'ayant pas, en tant que groupements syndicaux, à se préoccuper des partis et des sectes qui, en dehors et à côté, peuvent poursuivre en toute liberté la transformation sociale ».

INTERSYNDICALE

et affaire

Engelmann.

 

"La situation sociale est grave : 5 millions de demandeurs d’emploi, 8 millions de Français vivant sous le seuil de pauvreté, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées… L’accroissement des inégalités et des injustices mine la cohésion sociale. L’absence de perspectives, un dialogue social insuffisant, provoquent interrogations et désarroi face à l’avenir.

Dans ce contexte, les organisations syndicales, ne peuvent rester indifférentes à l’utilisation de la situation sociale pour promouvoir certaines thèses dans le débat public comme le fait le Front national.

La thèse de la préférence nationale est antinomique avec les valeurs fondamentales du syndicalisme. L’exclusion, le rejet de l’autre, le repli de la France sur elle-même et la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, ne peuvent conduire qu’au pire.

Les organisations syndicales agissent quotidiennement pour rechercher et exiger des réponses face à cette situation sociale ; en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’égalité des droits… Leur action est portée par les valeurs qui sont celles du syndicalisme au cœur desquelles figurent la solidarité entre tous les salariés et la lutte contre toutes les formes de discrimination.

Les organisations syndicales CFDT – CGT – FSU – SOLIDAIRES – UNSA sont déterminées à empêcher l’instrumentalisation du syndicalisme par le Front national qui n’est pas un parti comme les autres et dont les orientations sont à l’opposé des valeurs qu’elles portent. Les organisations syndicales sont aussi garantes du respect de ces valeurs au sein de leurs organisations et par leurs militants.

Le 17 mars 2011"

L’abolition de l’État ? Toujours une « valeur républicaine » !

Article du samedi 12 mars 2011

Le 13 octobre dernier, la Chambre sociale de la Cour de Cassation avait rejeté le pourvoi formé par la société Baud (groupe Casino), soutenu par l’UD 94 de FO, qui attaquait la nomination d’un Représentant de la Section Syndicale (RSS) de la CNT sur la notion de « respect des valeurs républicaines », une des conditions auxquelles un syndicat doit satisfaire pour être autorisé à désigner un RSS en application de l’article L.2142-1 du Code du travail.
(lire la suite ..) 

Publié dans Syndicalisme

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