Roms - Stérilisations, camps de travail, le Mur de la honte en Union Européenne.

Publié le par Mae Bat

La Cause des Roms.
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Les persécutions dont sont victimes les populations Roms originaires des "anciens pays de l'Est" ou chez nous les tsiganes (gens du voyage) apportent la démonstration que tous les Murs ne sont pas tombés. Mur de l'argent bien sûr mais encore Mur de la honte.

Nicolas Sarkozy, d'abord lors de la réception au Fouquet's, dans son discours de grenoble à l'été 2010 ensuite, a su incarner ces deux Murs autrement restés virtuels, la Honte et l'Argent, en stigmatisant des minorités "éthniques" comme délinquantes et parmi celles-ci nos compatriotes du "voyage" - cela nous ne devons pas l'oublier.

Mais il y a encore les humiliations quotidiennes, les expulsions de Roms des campements ou des squats par des municipalités de "gauche" (Gérard Collomb à Lyon, ..) comme de droite, aussi bien que le refus d'accueillir les "gens du voyage" sur des terrains appropriés. Des décisions qui au quotidien stigmatisent ces parias de l'Union européenne portant de graves atteintes à la scolarisation, à l'intégration comme à la santé.  Cela également nous ne devons pas l'oublier.

Aussi pour suivre l'actualité de ces populations, mieux que sur notre blog, nous publions ici quelques adresses de sites spécifiques, une liste que nous mettrons à jour avec votre participation :  

 

FNASAT Gens du voyage

 

La Voix des Rroms

 

Le Courrier des Balkans

 

Résistances et Romanitudes

 

ROMEUROPE

 

Roms en république tchèque (vf) 

 

Solidarité Rroms Saint Etienne

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HISTOIRE :

 

Les Rroms esclaves en Roumanie - Tribune de Geneve 23.08.10 

. Le Génocide nazi des Tziganes en URSS occupée (1941-44) Solidarité Ouvrière 15.08.11

 


 

"POURQUOI ON NOUS FAIT CA ? ON NE VOLE PERSONNE !"

Arrêté anti-mendicité à la Madeleine - "La Voix du Nord" 8 Aout 2011

 

" .. La scène est très rapide. Une jeune femme au beau visage, très mince sous des vêtements amples assise par terre à côté d'une enfant, qui la regarde de sa poussette sale. Elle s'appelle Claudia, sa fille Cornélia, elle dort dehors là-bas dans un parc, déclenche un sourire lumineux lorsqu'elle ne comprend pas, s'excuse sans cesse. En tablier de boucher, un homme s'approche, lui fait signe de partir, à grands gestes. On est avenue Saint-Maur, l'une des rues concernées par les arrêtés anti-mendicité et fouilles d'ordures du maire de La Madeleine. « Ce texte n'est pas la solution mais rien faire n'est pas une solution non plus, explique le boucher-charcutier. « Pour ces gens-là, la mendicité est un métier, ils mettent les clients mal à l'aise, ils les font culpabiliser. Il faut faire la différence entre les nécessiteux et ceux pour qui mendier est une profession. » Une cliente confirme : « Ils nous font culpabiliser » tandis qu'une autre ajoute : « Les empêcher de fouiller les poubelles, c'est un bien pour eux. » .."

" .. Au milieu d'une légère odeur d'épices, on découvre des sortes de petites cabanes en bois avec des tissus sales qui masquent des entrées branlantes, des fauteuils éventrés, des tables cassées et des tapis qui pourrissent au sol. Du linge pend sur un fil, près d'une bassine d'eau. Tout de suite, deux, trois hommes arrivent, disent bonjour avec un grand sourire, nous demandent si on va bien. Ils sont une dizaine maintenant, aussi dépenaillés que leurs habitations.L'un d'eux n'a que 19 ans, il s'appelle Emmanuel, se débrouille en français, est arrivé il y a trois mois : « On est à peu près quinze familles ici, en Roumanie, on nous pourchasse, on ne nous aime pas, il n'y a pas d'argent. On vient ici pour être plus heureux. » Tant bien que mal, on lui explique la décision du maire de La Madeleine : « Mais pourquoi on nous fait ça, on ne fait rien de mal. On ne vole personne ! En plus, on ne va pas à La Madeleine, nos places, c'est le boulevard et Lille. » D'un pas rapide, il nous emmène vers son logement. Une cabane comme les autres avec, pour fermer l'entrée, des portes de placard. À l'intérieur, il y a juste la place pour un matelas deux personnes et un lit de camp, le toit est en plastique, le sol en terre : « J'aimerais travailler, avoir une vie... »

Et c'est là le problème, explique Patrick Vigneau, directeur de l'Association régionale d'étude et d'action sociale (AREAS) auprès des gens du voyage et Roms migrants. « Les règles sont trop restrictives pour leur permettre de travailler. Ils sont obligés de mendier, les arrêtés du maire de La Madeleine leur coupent donc les vivres. On les empêche de travailler, de mendier, après on va faire quoi : les empêcher de respirer ? .."

SLOVAQUIE - Accusées de faire trop d'enfants, les Roms sont persécutées à l'hôpital.
«Le docteur m'a dit que, si je devais avoir une troisième césarienne, je ne survivrais pas. J'ai répondu que j'étais jeune et que je voulais avoir encore des enfants. Mais les infirmières répétaient la même chose. Avant d'être emmenée dans la salle d'opération pour accoucher par césarienne de mon second enfant, ils m'ont apporté trois papiers à signer. Sinon ils disaient qu'à la prochaine naissance l'enfant mourrait d'étouffement.» Stela, jeune femme rom originaire du village de Letanovce (est de la Slovaquie), a alors signé une autorisation de stérilisation : «J'avais 19 ans, j'avais envie de vivre.» Témoignage publié en 2003 déjà.
En 2009, la pratique continue, les allégations de stérilisation forcée n'ont pas cessé. A cela s'ajoute le travail forcé.
Des assocations demandent l'arrêt de ces pratiques et prient instamment le gouvernement slovaque de mettre en place une commission indépendante composée d'expert-es internationaux et de la société civile, qui permettrait une enquête en toute transparence sur cette pratique et une indemnisation des victimes." TRIBUNE de GENEVE 2009

 

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HONGRIE

 

Camps de Travail

Le gouvernement hongrois veut remettre les allocataires de prestations sociales au travail. Des policiers pourraient surveiller ces salariés regroupés dans des camps et affectés à de gros projets d’infrastructure. Principale cible de ce programme : les Roms dont le taux de chômage avoisine les 50 %.

 Si le projet [de Laurent Wauquiez, Ministre aux Affaires Européennes] est pour le moment resté dans les cartons, ces idées semblent avoir trouvé un certain écho en Hongrie où une nouvelle loi devrait entrer en vigueur à partir du 1er septembre prochain. Les bénéficiaires d’aides sociales se verront alors proposer des tâches d’intérêt général sur de gros chantiers de travaux publics, tel la construction d’un stade de football à Debrecen (à l'Est du pays), le nettoyage des rues mais aussi l’entretien des parcs et des forêts. Et ceux qui refuseront seront privés de leurs allocations… Ce projet de travail obligatoire qui figurait dans le programme du parti Jobbik (extrème droite) a été repris par la droite nationaliste. Pire encore: le plan présenté par le gouvernement prévoit la construction de centres de logements collectifs, pouvant être dans certains cas des containers aménagés pour les personnes dont le lieu de résidence serait trop éloigné des chantiers.

 

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"Amnesty International salue l'engagement du nouveau gouvernement slovaque de coalition, qui annonce des mesures pour éliminer la ségrégation dans l'enseignement selon des critères ethniques, ce qui est un premier pas dans la bonne direction.
Cet engagement fait partie d'un programme gouvernemental approuvé mardi par le Parlement slovaque. S'il est mis en pratique, il profiterait aux enfants roms, qui sont souvent mis à l'écart et reçoivent un enseignement au rabais." Extrait 11 Aout 2010

Publié dans Tendances Europe

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