Le syndicalisme révolutionnaire et la dette - la CGT espagnole et le Règle d'Or.

Publié le par Mae Bat

 

Le droit de rapine inscrit dans les Constitutions ?

 

Alors que chez nous l'Intersyndicale demande à se concerter avec le gouvernementsur le remboursement de la dette et le retour à l'équilibre budgétaire, des propositions plus radicales sont avancées par les syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes. Propositions plus radicales qui paraissent en même temps les plus réalistes à la fois concernant la dette (France) et l'analyse qui peut être faite de l'inscription de la Règle d'Or dans la Constitution (Espagne).

 

A la fois l'inscription de la Règle d'Or dans la Constitution espagnolepar le gouvernement socialiste de Zapatero montre la volonté commune à l'oligarchie d'imposer partout en Europe le pouvoir et les intérêts des spéculateurs et des banquiers en passant outre la démocratie et d'autre part en faisant peu de cas de l'aggravation des conditions de vie et de travail des populations modestes rançonnées.

 

L'Union sociale autogestion partage les analyses menées par la CGT d'Espagne et ses objectifs de mobilisation des travailleurs et classes moyennes en faveur d'un référendum préalable à toute modification constitutionnelle (Souveraineté du peuple) et à la mobilisation des salariés pour faire échec aux plans d'austérité nouveaux et anciens (retraite à 60 ans, gratuité des soins et de l'enseignement, de la justice, ..) et soutiendra toutes initiatives pour agir avec et dans vos syndicats :

 

"C'est reculer que d'être stationnaire !" 

 

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La grève générale prévue en Italie contre le plan d'austérité de Berlusconi et de la Banque centrale européenne fait elle même suite à une telle concertation entre les centrales syndicales du patronat et des salariés qui invitaient le gouvernement à agir ..  

 

Italie - La mondialisation heureuse ou l'étrange alliance du patronat et des confédérations syndicales.

 

"La Réforme constitutionnelle et les nouvelles mesures anti-sociales, un coup d'état des politiciens" 

Réforme de la Constitution afin de refléter les principes de la stabilité fiscale et de la dette publique à un plafond fixé des dépenses marque la fin de l '«Etat providence». La réforme de la Constitution a résulté de l'accord entre le gouvernement socialiste et l'opposition conservatrice, sur son contenu et la procédure suivie, cette réforme représente l'attaque maximale commise depuis la dictature de Franco contre la société civile et la démocratie.

Cet amendement à la Constitution visant à définir le niveau maximal de déficit et de dette publique, est la consécration et la perpétuation de toute la politique de réformes économiques mené par le gouvernement antisocial, et néolibérale, les politiciens, les employeurs, les banquiers, les spéculateurs et aussi les syndicats réformistes - mesures antisociales qui ont été approuvées de manière systématique et calculée, ces dernières années comme des solutions à la crise systémique du capitalisme dans le seul but de satisfaire les envies des marchands, pour augmenter le niveau d'exploitation des ressources humaines au profit d'une minorité de riches et de puissants.

La réforme constitutionnelle signifie, en fait et en droit, toute possibilité de politiques économiques fondées sur le partage, la justice sociale, dans le développement du secteur public, services publics et sociaux, les droits sociaux pour les chômeurs, il pourrait même conduire à ne pas être en mesure de garantir le paiement des retraites publiques dans le futur. Cela signifie abandonner ce que nous avons connu de «l'État-providence» et conforter le modèle productiviste, concurrentiel, consumériste, qui a causé la crise économique actuelle.

Le changement constitutionnel ne tient pas pour responsables ceux qui ont causé l'état de «en faillite» et la ruine. Nous disons que cette réforme sert à disculper l'Etat endetté, car elle parle beaucoup des revenus et des dépenses, mais ne nous dit rien des politiques de ces dernières années qui ont causé cette crise. Il n'y a pas de recettes, car le Gouvernement a légiféré pour que les employeurs et les entreprises arrêtent les versements au Trésor public, qu'ils cessent de contribuer, [...], parce que la dette a été payée aux banques privées, car il a privatisé tous les services publics qui produisent des bénéfices ...

Le changement de Constitution signifie une renonciation à la souveraineté populaire, il signifie un réel déficit démocratique et la soumission aux diktats des pays riches de l'Europe. Ce changement de Constitution se produit pour calmer les marchés, les attaques spéculatives sur les deniers publics suite au dikta implacable des grandes banques allemandes et françaises. [...] Le gouvernement espagnol a convenu de cette réforme avec l'opposition et ils sont devenus les esclaves des marchés, faisant de l'Espagne le principal représentant de la politique néo-libérale.

Par ailleurs, à l'amendement constitutionnel a succedé l'appel pour des élections politiques, à la hâte, avec un gouvernement discrédité, épuisé, provisoire. Pourquoi ? C'est une imposture. [...] Avec le pacte de politique gouvernementale socialiste liant l'opposition de droite, à quoi bon des élections si le changement constitutionnel consacre toutes les politiques anti-sociales et économiques qui se font ? Maintenant, peut-être plus que jamais, le processus électoral est sans conséquence, [...]. Cette réforme constitutionnelle met pieds et poings liés l'action sociale de tout gouvernement. [...].

Pour la CGT est inacceptable, intolérable ce coup d'Etat des politiciens contre la société civile. Toutes les mesures visant à réduire les droits du travail, les libertés, réduire les salaires, réduire les pensions, les prestations sociales, et à ne pas assurer les services sociaux ... toutes ces politiques ont été faites pour réduire le déficit à 3% et contrôler le niveau de dette du gouvernement. Ce gouvernement exige que le déficit soit réduit par l'unique sacrifice de la classe ouvrière et des couches populaires.

Pour la CGT, demander un référendum sur la réforme constitutionnelle est nécessaire mais insuffisant. Le referedum est une mesure de la participation directe et la CGT pratique et soutient la démocratie directe et l'action directe, mais nous comprenons que le référendum est en soi insuffisant. Il est nécessaire de combattre et de mobiliser la société pour ne pas autoriser cette dictature des politiciens, [...] les caprices de M. Zapatero, ses impulsions, son allégeance au décret d'or, cette trahison profitant de l'été, [...].

La CGT a appelé à la mobilisation et l'agitation sociale pour prévenir ce crime très grave contre la société dans ce pays. [...]

En plus de la réforme constitutionnelle, a été annoncé le pacte entre les employeurs et les syndicats réformistes (UGT, CCOO) pour maintenir la modération salariale institutionnelle convenu de 2010 à 2014, pour faire baisser le pouvoir d'achat des travailleurs. Le gouvernement a conçu d'autres mesures toutes aussi pernicieuses pour les interêts des travailleurs et maintenir les avantages d'hommes d'affaires puissants. Les mesures en question sont les suivants:

- Les contrats de formation: pour tous les jeunes de moins de 30 ans. Ces contrats sont exemptés de taxation de l'assurance sociale et sont embauchés.

- Prolongation des contrats temporaires: à partir de maintenant il ne sera pas nécessaire de convertir les contrats temporaires en contrats à durée indéterminée, ils pourront être prolongés indéfiniment jusqu'en 2013. [...]

Ces embardées à droite, ce coup d'Etat perpétré par décret du PSOE (Parti socialiste) implique le maintien de l'emploi instable à la discrétion de l'employeur, [...], sont un coup dur pour les classes les travailleurs qui perdent leur emploi et voient leur rémunération réduite (pour l'employeur et le Fogasa) visant à réduire le taux de chômage des jeunes -45% - par la perpétuation de la précarité de l'emploi jusqu'à l'âge de 30 ans.

La CGT appel à la mobilisation et au référendum pour empêcher la réforme de la Constitution et l'abrogation de toutes les actions économiques perpétrés contre la classe ouvrière et des groupes sociaux défavorisés.

Secrétariat Permanent de la CGT

NB. Le texte a été traduit par nous avec Google, des coupures ont été effectuées, la version originale :

SOURCE : Secrétariat permanent du Comité Confederal CGT

Autogestion - poing leve

Les syndicats Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du travail (CNT), CO.BAS, de la Coordination (SCC) et de Solidaridad Obrera (SO), se sont réuni le 29 Juillet afin de continuer à prendre des mesures pour établir un calendrier des manifestations de l'unité et de l'action de classe vers une grève générale contre la politique de coupes et de la perte des droits promus par le gouvernement et les institutions européennes, à la demande des employeurs et des marchés.

 

Publié dans Syndicalisme

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