Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 03:47
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx Syndicalisme, éducation populaire, aliénation ; culture et loisir.
Autogestion MD Loisir & culture

C'est un fort modeste ouvrage(a) que les Editions Ouvrières publiaient là, mais que de belles personnalités réunies autour du souvenir de Paul Delesalle, souvenir évoqué avec délicatesse par Edouard Dolleans- cet historien, ancien membre du cabinet de Léo Lagrange en 1936 et co-fondateur de l'Institut d'histoire sociale.

Jean Maitron évoquait dans ce livre, plus qu'une biographie, l'apre combat des syndicalistes au tournant de deux siècles dont l'un s'achevait sur le massacre de la Commune de Paris et la naissance des premières organisations de résistance ouvrière, les syndicats.

Évidemment, Dolléans, en héritier de l'éducation populaire, ne pouvait qu'insister sur le rôle de la culture et cette génération d'ouvriers autodidactes, peu soucieux d'abandonner de leurs responsabilités militantes à des experts ou quelques cabinets conseils, se prêtait à merveille à la démonstration.

Une génération militante soucieuse encore de gagner de l'indépendance vis à vis de leurs employeurs par l'excellence dans le métier - car il n'était évidement pas question de sacrifier l'indépendance syndicale à des prébendes ou subventions et moins encore à une carrière de fonctionnaire syndical - avec les compromissions que l'on imagine.

Dolléans opposait à cela les ravages que déjà il constatait - dans les années 50 ! - de la marchandisation des loisirs et de l'aliénation - la télévision n'était guère développée mais déjà la radio et le cinéma faisaient leur oeuvre en fournissant des "distractions et divertissements" de masse.

Mais voilà qui devrait déjà heurter les "esprits forts" de notre temps, Dolléans, membre successivement de deux ministères du Front Populaire(b) dont celui du travail, revendiquant une identité française, aussi, nourrie de l'humanisme chrétien aussi bien que laïque : "Taine avait coutume de parler de la grande paire d'ailes indispensables à l'âme humaine et il disait : "Sitôt que les ailes défaillent ou qu'elles se cassent, on a vu l'homme se refaire païen, du même coup il se retrouvait voluptueux et dur, il abusait des autres et de lui-même, l'égoïsme brutal ou calculateur avait pris l'ascendant, la société devenait un coupe-gorge ou un mauvais lieu". Ces deux grandes ailes protectrices sont l'humanisme chrétien et l'humanisme laïque."    

(a) Jean Maitron "Le syndicalisme révolutionnaire - Paul Delesalle" Les Editions Ouvrières - Masses et Militants 1952

(b) Nous reviendrons sur le Front populaire de 1936 avec une présentation de l'ouvrage de Daniel Guerin, "Front populaire, révolution manquée".

 

Nb . En projet un article sur les Universités populaires.  

 

Présences

 

Ce petit livre dépasse de beaucoup son titre et l'époque à laquelle il est consacré. C'est pour cette raison que, sans vouloir blesser la modestie de son auteur, l'équité nous oblige à dire qu'il est un grand livre par sa portée.

Tout d'abord, il nous découvre une étape importante de la geste ouvrière. En nous faisant comprendre ce qu'on peut appeler les temps héroïques du syndicalisme, il met l'accent sur une des vertus capitales du peuple français.

Autour de la figure de Paul Delesalle, Jean Maitron a su cerner les traits essentiels qui composent le visage du militant. Dans les périodes troubles et troublantes que nous traversons en France, lorsqu'un peuple, comme le nôtre, est assailli de multiples dangers, il en est un, peut-être le plus redoutable, une désespérance qui atteindrait la France dans la confiance que les meilleurs de ses fils ont dans son destin.

Cet essai sur le syndicalisme révolutionnaire et sur Paul Delesalle, par un instinct sûr, Jean Maîtron en avait orienté la rédaction vers la double psychologie d'un mouvement et d'une personne, qui font valoir ce qu'il y a, sans aucun doute de plus précieux dans les qualités de notre pays : la générosité, entendue au sens que lui donnait Descartes. Là se situe le secret de la noblesse et de son courage. Dans le Traité des Passions, Descartes n'écrivait il pas ceci :" Je ne remarque en nous qu'une seule chose qui nous puisse donner juste raison de nous estimer, à savoir l'usage du libre arbitre et l'empire que nous avons sur nos volontés .." [...]

Le militant est comme le héros : il croit et il ose. Jean Maitron sait que la générosité implique la volonté personnelle, un effort sur soi et le courage. Ils conduisent à l'émulation et à un rayonnement par l'exemple. Aussi, si l'on s'inspire du livre de Jean Maitron, doit on croire que cette générosité, moteur de la vie sociale, dépend de chacun d'entre nous. Par les vivants portraits qu'il trace d'un Fernand Pelloutier, d'un Victor Griffuelhes et d'un Elie Pouget, il fait une évocation saisissante de ceux qu'on a appelés depuis lors les militants responsables qui ne donnent de conseils aux autres qu'en payant d'abord de soi. Par là les militants exercent une contagion rayonnante.

[...]

Et songez que de tels hommes avaient été formés - pour ceux qui toutefois avaient eu un apprentissage - dans une société où les jeunes apprentis prolongeaient leur travail pendant onze et douze heures. Pourtant l'énergie spirituelle de ces ouvriers fut telle qu'ils surent se donner la culture de soi, qui a formé des caractères et des personnalités. Aussi est-ce autour de ces hommes là que Jean Maitron a pu retracer quelques-unes des belles pages de l'histoire de la France ouvrière, et, ne craignons pas de le dire, de la France tout court. 

 

En 1936, un homme, au sens plein du mot, avait eu le dessein d'organiser une culture populaire. Dans sa pensée, il voulait que pût s'épanouir et se généraliser, en s'adressant au peuple tout entier, l'effort éducatif qui a marqué les générations républicaines [...] Léo Lagrange avait vu dans les loisirs non pas simplement une détente nécessaire à des individus soumis à une tâche souvent épuisante. Il avait découvert le moyen d'assurer une des méthodes de la culture populaire. Les loisirs lui paraissaient pouvoir être éducatifs et propres au développement de la curiosité et de la réflexion.

Léo Lagrange n'imaginait pas que la mécanisation des loisirs pût accentuer les tendances actuelles et l'inclination à ne pas penser afin d'échapper aux inquiétudes de demain en se réfugiant dans ce monde artificiel que modèlent l'alliance et la combinaison de la radio et du cinéma. Nombre de travailleurs y trouvent un refuge, et les familles bourgeoises qui se croient supérieures à eux en culture, ont découvert un moyen de se libérer, auprès de leurs enfants, de leurs devoirs éducatifs sans se douter qu'un emploi si facile de leurs loisirs les amenait, non pas à une formation, mais à une déformation de l'esprit et une incitation trop aisée à ne pas penser.

[...] On voit Jean-Paul Sartre abandonner les solides et passionnantes constructions de son théatre pour édifier en cinq cent pages une apologie de "Saint Genet, comédien et martyr", dont l'oeuvre est destinée, parait-il à faire suite aux oeuvres de Voltaire et de Pascal. Mais ce sont là jeux d'écrivains qui se limitent à de certaines chapelles.

Au contraire, les engouements populaires sont plus dangereux par le nombre des gens qu'ils touchent et spécialement parce qu'ils atteignent d'abord les jeunes. Ils empêchent la formation et l'épanouissement de cette élite de travailleurs plus nécessaire que jamais à une époque qu'on nomme l'ère des masses.

Sans doute, les vedettes du cinéma, quelque maquillés que soient leur visage, ne déchaînent pas les admirations que provoquent les exploits d'un Fausto Coppi. Les héros du Tour de France impressionnent par le déchainement et l'écho de leur popularité. On s'étonne de voir tout un cercle d'excellents et probes professionnels, qui forment une élite ouvrière, organiser à cette occasion des paris mutuels.

Plus que toute autre source de dynamisme, les sociétés modernes ont besoin d'hommes dont l'existence soit exemplaire et imitable et ressentie comme des présences vivantes.

[...]

 

Je comprends si bien qu'il est des heures où l'on désespère, prêt à jeter le manche après la cognée. Et justement, ces jours là s'offre à vos yeux la surprise d'un acte qui, bien souvent, n'est qu'un des gestes quotidiens d'une personne quelconque et n'est pour nous qu'un épi glané par hasard. Ou bien encore, vous tombe sous la main un livre vous présentant une vision de ce qui pourrait être une cité d'amitié fraternelle. [...] Edouard Dolléans.    

   
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 07:20

proudhon 2009 L'actualité des analyses de PJ. Proudhon n'échappera pas à ceux de nos lecteurs qui auront échappés à quelques préjugés marxistes.

Dans un temps ou le mouvement des Indignés pourrait se voir à son tour étouffé dans des dérives "constitutionnalistes", alors même qu'il apparait riche de potentialité autogestionnaire, Proudhon peut vous, nous aider à franchir le cap.

Sortir du choix obligé entre libéralisme et marxisme, inventer un autre projet de société égalitaire et innovante, nous aider à mettre "l'imagination au pouvoir".

"la Société que devait créer la Révolution en 89 n'existe pas ; elle est à faire"

 

Pour une courte présentation, en 1848 Proudhon dresse constate que dès 1793 les Jacobins introduisent une tradition politicienne appuyée sur l'Etat et sur un discours de principes (liberté, égalité, fraternité) dont dont retrouve nulle trace dans le fonctionnement des institutions, Etat et institutions qui au contraire favorisent la constitution d'une nouvelle féodalité financière. Proudhon veut promouvoir une révolution économique et sociale qu'il désignera (1848) sous le nom de mutualisme et sur laquelle nous reviendrons dans un prochain billet. 

 
"Le principe de centralisation, largement appliqué par le Comité de Salut Public, passa en dogme chez les jacobins, qui le transmirent à l'Empire et aux gouvernements venus à la suite. Telle est la tradition malheureuse qui a déterminé, en 1848, la marche rétrograde du gouvernement provisoire, et qui fait encore à ce moment toute la science, qui alimente toute la politique du parti républicain.
Ainsi, l'organisation économique, qu'appelait comme conséquence nécessaire l'abolition définitive de la féodalité, ayant été dès le premier jour laissée sans direction ; la politique reprenant, dans toutes les têtes, le pas sur l'industrie [...] "
"Il dut s'ensuivre que la nouvelle société, à peine conçue, demeurât à l'état embryonnaire ; qu'au lieu de se développer dans l'économie, conformément à sa loi, elle languit dans le constitutionnalisme ; que sa vie fut une contradiction perpetuelle ; qu'à la place de l'ordre qui lui est propre, elle offrit partout corruption systématique et misère légale ; enfin que le pouvoir, expression de cette société, reproduisant dans son institution, avec la fidélité la plus scrupuleuse, l'antinomie des principes, se trouvât dans le cas de combattre toujours la nation, et la nation dans la nécessité de frapper sans cesse le pouvoir."
"En résumé, la Société que devait créer la Révolution en 89 n'existe pas ; elle est à faire."
 ".. Ainsi, tandis que le problème posé en 89 semblait officiellement résolu, au fond il n'y avait rien de changé que la métaphysique gouvernementale, ce que Napoléon nommait idéologie.
La liberté, l'égalité, le progrès avec toutes leurs conséquences oratoires, se lisent dans le texte des constitutions et des lois ; il n'en est vestige dans les institutions.
Une féodalité ignoble - basée sur l'agiotage mercantile et industriel, le chaos des intérêts, l'antagonisme des principes, la dépravation du droit - a remplacé l'ancienne hierarchie des classes ; les abus ont quitté la physionomie qu'ils avaient en 89, pour reprendre une autre organisation ; ils n'ont diminué ni de nombre ni de gravité."
 "A force de préoccupations politiques, nous avons perdu de vue l'économie sociale. C'est ainsi que le parti démocratique lui-même, l'héritier de la première révolution, en est venu à vouloir réformer la Société par l'initiative de l'Etat, créer des institutions par la vertu prolifique du Pouvoir, corriger l'abus, en un mot par l'abus même.
Cette fascination dominant les intelligences, la Société tourne dans un cercle de déceptions, poussant le capital à une agglomération toujours plus écrasante, l'Etat à une extension toujours plus tyrannique de ses prérogatives, la classe travailleuse à une déchéance physique, morale et intellectuelle, irréparable." 

"Dire que la Révolution de 89, n'ayant rien fondé,ne nous a point affranchis, mais seulement changé de misère, dire, en conséquence, qu'une Révolution nouvelle, organisatrice et réparatrice, est nécessaire pour combler le vide creusé par la première : c'est pour beaucoup de gens avancer une proposition paradoxale, scandaleuse, pleine de troubles et de désastres. [...]
Suivant les uns et les autres, il n'existe que des souffrances accidentelles, dues surtout à l'incapacité des dépositaires du pouvoir, et qu'une démocratie vigoureuse guérirait. De là l'inquietude, pour ne pas dire l'antipathie, que leur inspire la Révolution [...] "
"Cependant l'évidence des faits est telle [...] qu'il y a désormais sottise ou mauvaise foi à argumenter d'une politique meilleure, là ou tout accuse la contradiction et l'impuissance du gouvernement.
C'est à la place même de ce régime gouvernemental, féodal et militaire, imité de celui des anciens rois, qu'il faut élever l'édifice nouveau des institutions industrielles ; c'est à la place de cette centralisation matérialiste et absorbante des pouvoirs politiques, que nous devons créer la centralisation intellectuelle et libérale de forces économiques .."
 "Que veut le système ?
Maintenir avant tout la féodalité capitaliste dans la jouissance de ses droits ; assurer, augmenter la prépondérance du capital sur le travail ; renforcer, s'il est possible, la classe parasite, en lui ménageant partout, à l'aide des fonctions publiques, des créatures et au besoin des recrues [...], rattacher tout, enfin - secours, récompenses, pensions, .. privilèges, offices ministériels, .. administrations municipales, et., etc., - au patronage suprême de l'Etat."

"Telle est la raison de cette vénalité, dont les scandales sous le dernier règne nous ont si fort surpris, mais dont la conscience publique se fût moins étonnée peut être si l'on avait pu en divulguer le mystère.
Tel est le but ultérieur de cette centralisation qui, sous prétexte d'intérêt général, exploite, pressure les intérêts locaux et privés, en vendant au plus offrant et dernier enchérisseur la justice qu'ils réclament."

(Source : B. Voyenne "PJ Proudhon, Mémoires sur ma vie" La Découverte/Maspéro 1983)
   
Publié dans : Textes - Proudhon
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 07:08
 
  autogestions.over-blog.com - solidaire
 
Quelles sont nos priorités pour 2012.
 

Les revendications des travailleurs sont elles prises en charge par les candidats à l'élection présidentielle ou par les partis politiques qui présenteront des candidats aux élections législatives ?

Le chantage, complaisamment accepté, des agences de notations (c'est à dire des représentants des spéculateurs) n'est sans doute qu'un prétexte, comme "la crise" préalablement organisée par la réforme des banques centrales et la mise en place de l'euro, pour s'attaquer aux régimes sociaux et aux législations sociales (médecine du travail, droits des chômeurs ou des accidentés du travail, ..).

Ce sont là les fondamentaux autour desquels nous devrions distinguer entre l'UMP et le Parti socialiste. Nous disons Non !

L'Etat organise un gigantesque transfert des revenus et des biens publics vers la Bourgeoisie, de l'économie réelle vers les rentiers de la Bourse, les spéculateurs. C'est donc bien de la nature de L'Etat et de l'Union Européenne que nous devons également nous inquiéter.

Le rétablissement des services publics, le contrôle des secteurs économiques stratégiques (énergies, circulation, communication, alimentation, distribution) comme de la propriété du sol sont indispensables au développement d'une société harmonieuse excluant la compétition entre tous.

Les travailleurs doivent donc partout agir pour que l'autogestion, les coopératives ou les mutuelles puissent demain remplacer le secteur capitaliste, agir dès à présent dans leurs entreprises, par le biais de leurs syndicats ou toute autre forme d'organisation en imposant le contrôle ouvrier. 

C'est bien du caractère illusoire des réformes aujourd'hui remises en cause dont nous devons nous inquiéter, c'est aussi du caractère mensonger des discours politiciens dont nous devons prendre acte.

Si nous devons agir c'est donc en priorité à reconstruire les organisations indépendantes qui sont indispensables pour la lutte des classes qui nous est imposée par le capitalisme.

Il n'y a pas de voie de secours, de raccourcis parlementaire aux luttes à mener, attendre encore c'est devoir entreprendre la lutte dans de plus mauvaises conditions politiques et sociales.

Un autre monde est possible maintenant !

            

Union Sociale Autogestion

7 Novembre 2011

Publié dans : Communications
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Un autre monde est possible (4)

EDITORIAL

Quand Faire ?

 

Autogestion, matériaux et débats. L'objectif est à la fois prétentieux et modeste. Prétentieux, car quelque soit la méthode employée, réforme ou révolution, les modèles de l'autogestion, coopérative de production ou grêve expropriatrice, ils tendent tous à redonner de l'autonomie au producteur, à redonner de la citoyenneté à l'économie, à transformer la société.

Modeste, car si nous ne discuterons pas ici du bien fondé des philosophies des uns ou des autres, chrétiens ou bouddhistes sociaux, communistes de conseils, proudhoniens, etc .. Pour autant nous ne récuserons, à priori, aucune des expériences d'organisation politique, d'école de pensée, conduite ici ou là, et qui peuvent être des facteurs contributifs important au développement de l'autogestion, à l'affirmation d'un choix de société.

Dans un objectif éducatif nous nous en tiendrons au commentaire ou à la présentation de textes ou documents significatifs pour la compréhension des enjeux dont est porteuse l'autogestion

Enfin, au plus près des potentialités autogestionnaires, nous nous intéresserons ici à ce qui se joue dans l'activité de travail, dans l'organisation de la production, à ce que G. Mendel désignait comme "mouvement d'appropriation de l'acte" de travail. Nous nous intéresserons a ce qui se joue dans des collectifs de travail mais encore dans les syndicats comme organisation de résistance à l'exploitation pour au final tenter de répondre à la seule question laissée sans réponse, quand faire ?

Enfin ce blog car nous espérons tisser d'autres liens et d'autres échanges que ceux contraint par notre situation géographique.  

 

Mae BAT 

DEBATS & INITIATIVES

CNT AL Alternatifs NPA FASE JC FA - Lorient                             
CNT AL Alternatifs NPA FASE JC FA - tract - Lorient
 
Solidaires 13.12.11 Manif (recto)          
Solidaires 13.12.11 Manif (verso) 
 
Nafissatou Diallo solidarité ! 

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